110 kilomètres en vélo et quelques massages

Étape 2 : La Clusaz - Saint-Foy-Tarentaise

Nous voici au troisième jour. Tout le monde est prêt pour les 100 km du jour avec les trois cols à passer dont le Cormet d’Arèches qui est la montée la plus difficile du parcours. 19 km à franchir avec 1400 mètres de dénivelé positif. Chacun regonfle ses pneus et son égo pour être fin prêt. Aux premiers coups de pédale, certains sentent encore la journée d’hier. Le fait de recommencer au milieu du col des Aravis ne nous laisse pas le choix : il faut se donner totalement dès le début. Heureusement, après quelques minutes nos muscles se réveillent et nous sommes repartis à fond. Baudouin tire le groupe dans la plus grande partie de la montée pour finalement se faire coiffer sur le poteau par PY au sommet. Notre coach nous crie ses encouragements et nous conseille de lever les yeux pour apprécier les paysages.


Le second passage difficile de la journée est le col des Saisies avec 14,8 km et 5% de dénivelé moyen. Le col se trouve au cœur de la station qui porte le même nom. Nous avons l’impression de remonter une piste rouge tout du long. La récompense est un coca glacé au sommet et une descente magnifique. Nous hésitons à prendre notre lunch ici mais notre coach a sa petite idée pour la pause idéale et nous décidons donc de directement enchaîner avec le plus gros col de la journée.



Nous voilà donc reparti pour le col des Prés. 12,2 km en lacet avec des passages à 11,4%. La chaleur étouffante nous oblige à rechercher les zones d’ombres. Un col exigeant qui constituera également l'apothéose de la journée du 18 juillet au tour de France. Notre récompense à nous est la vue sur le lac de Roselend. C’est là que nous décidons de prendre notre repas de midi pour profiter de ce moment de pure nature avec nos sandwichs au fromage et saucissons. Après notre repas il nous reste une dernière formalité, le Cormet de Roselend, avant d’aborder notre descente sur Bourg-St-Maurice.


Nous arrivons exténués à Saint-Foy-Tarentaise. Cette station est connue pour ses pistes de ski mais aujourd’hui ce sont de grandes étendues vertes que nous voyons. Nous sommes à cinq minutes de la station des Arcs. Ce qui est étrange pour nous vu qu’il n’y a pas un centimètre de neige. Nous avions bien besoin de repos et de notre massage d’après course pour être prêts pour notre journée de demain. La terrasse de notre chambre est juste assez grande pour accueillir la table.


Après cette séance, nous nous dépêchons de manger pour être dans notre lit à 9:30. Nous faisons pas la même erreur qu’hier et décisions de manger light pour être sûr d’avoir un sommeil réparateur. Rendez-vous demain à 7:30 pour le premier coup de pédale.

Aujourd’hui nous avons la chance d’avoir Thomas qui se prête au jeu des questions/réponses.

Quelles sont tes impression après cette belle étape ?

C'était une superbe étape. Le col des prés est magnifique. C'est un vrai col et combiné à la chaleur il était assez éprouvant. L'arrivée et le pic nique au lac de Roselend m’ont permis de bien recharger les batteries pour finir la journée tranquillement par le Cormet.

Tu habites à Singapour. Une ville plate et avec un taux d’humidité à moyen à 82% et une température de 27° toute l’année. Comment as-tu fait pour t’exercer ?

Le plus challengeant était de trouver un endroit où s'entraîner avec du dénivelé. Comme l’ile est toute plate, il n’y avait pas beaucoup d’option. J’allais donc m’entrainer au Mount Faber, site touristique à Singapour, pour enchainer 20 fois les 1.3km de côte. Je partais relativement tôt le matin pour éviter la chaleur et les cars remplis de chinois qui ne sont pas vraiment cyclistes friendly. Le second lieu où j’allais m'entraîner était proche de mon lieu de travail. Une toute petite montée que je parcourais une petite heure après le boulot, avec des bouteilles d’eau dans le dos pour simuler une plus grande déclivité.

As-tu une nourriture préférée quand tu roules ?

Une banane et un 100plus (Aquarius pétillant local).

De quel coureur cycliste te sens tu le plus proche ? Et pourquoi ?

Phil Gilbert évidemment. Car il est liégeois et c est un vrai battant. Je me souviendrais toujours de son triplé Flèche Wallonne-Liège Bastogne Liège- Amstel. Il était juste intouchable.

As-tu une manie ou un signe distinctif ?

Non pas spécialement. Mes chaussettes doivent être bien remontées mais rien de particulier.

Raconte-moi ton meilleur souvenir sur un vélo.

C’était récemment avant de revenir en Belgique. Nous avons fait 160km de nuit avec des collègues de chez Décathlon. Nous avons fait deux tours de l'île. Idéal car peu de trafic et pas trop chaud. Un peu plus compliqué le lendemain pour aller travailler.

Un grand merci et à demain pour de nouvelles aventures.
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