Équipe MassageMe sur la route D'Izoard

Etape 4 : Monêtier-Les-Bains - Barcelonnette

Après la journée de repos d’hier, nous sommes d’attaque pour les 112 kilomètres et deux cols qui nous attendent. Vu la chaleur et le soleil, nous sommes tous tartinés au maximum de crème et avons nos bidons bien remplis.

À partir du rond-point du Queyras, nous commençons l'ascension du col de l’Izoard. Nous sommes partis pour 19,1 km de montée à 6 % de moyenne. Dans les six derniers kilomètres, nous nous battons contre des lacets interminables au milieu d’une forêt avec parfois des rampes à maximum 11%. C’est l’endroit propice pour une attaque. Bastien W nous raconte sa monté :”Dans les premiers trois quarts de la monté, je me sentais super bien. Je talonnais la roue de Nico et me voyais déjà sur le podium. Jusqu’au moment où le gel energetique a cessé de faire effet. J’ai vu PY revenir sur moi petit à petit. J’essayais de maintenir la distance mais je n’avais plus de force. Bien que j’ai le sommet en vue, il me dépasse. Je ne peux retenir un cri de rage vu tout les efforts que j’ai fournis. Malheureusement, mon calvaire ne s'arrête pas là. Hippo et Arthur sont juste derrière et ils me dépassent tous les deux dans l‘ultime tournant. Je suis au bord des larmes quand je passe la ligne d'arrivée”.


La dernière difficulté de la journée est le col de Vars. En comparaison avec le précédent, nous nous disons que ça devrait être plus facile vu que cette fois c’est 5,7% de moyenne et 18,8 km. Cela correspond plus au moins à l’avenue du Centenaire à Seraing. Ce pourcentage est idéale pour Biouls. Il profite d’une attaque au kilomètre deux de Thomas pour se lancer et faire tout la course à une minute de Nico..Les autres peuvent ressentir l’effort de la journée et nous commençons tous à avoir les jambes lourdes.


Le sommet du col annonce le début de la partie la plus facile de la journée. Il nous reste maintenant 30 km en pente douce jusqu'à Barcelonnette. Le grand hôtel de Barcelonnette nous accueille chaleureusement et nous arrivons juste à temps pour regarder l’arrivée du Tour de France avec quelques bières. L'hôtel donne sur une place typique du sud de la France. C’est l’endroit que nous choisissons pour profiter des services de MassageMe. De nombreux cyclistes de la région demandent s'ils peuvent aussi profiter d’un massage récupérateur.


C’est aussi l’endroit que nous choisissons pour interroger PY.

Je pense que tu as récemment déménagé à Tokyo. Cela a-t-il impacté ton entrainement?

Tout à fait. Ce déménagement a définitivement impacté mon entraînement car une fois arrivé il m'a fallu explorer la ville pour trouver des endroits sans feux rouges ce qui n'est pas facile à Tokyo. Le plus difficile a été au niveau alimentaire ou je suis passé d'un régime européen a base de pain, pâte, fruits et légumes à un régime japonais à base de riz et de viande.

As tu une nourriture préférée quand tu roules ?

Pour mes sorties longues de plus de 100km, je me nourris à l'onigiri qui est un nourriture japonaise à base de riz avec un peu de saumon à l'intérieur enrobé d'une feuille d'algue. C'est disponible dans toutes les supérettes au Japon, facile à digérer et coûte seulement 50 cent.

Raconte moi ton meilleur souvenir sur un vélo.

Mon meilleur souvenir vélo était aujourd'hui quand j'ai écrasé Bastien Willems dans le col de l'Izoard. Cette grosse canaille menait la course pendant toute la montée mais après avoir englouti 4 gels, j'ai pu trouver la force pour aller rattraper ce poney ardennais 500 mètres avant l'arrivée. Au moment ou je l'ai dépassé, il m'a regardé avec ses yeux de chiens battus et a poussé un cris de rage qui s'est entendu jusqu'en Croatie. Ce fut le plus beau moment de mon existence.

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